Quel choc ! La ville entière est mise en émoi1. Les habitants de notre petite ville apprennent, atterrés, en lisant les quotidiens locaux, une terrible nouvelle : un crime à Châtellerault ! Gros titre, édition spéciale dans l’Écho de Châtellerault du vendredi 28 novembre 1902. Le Mémorial du Poitou, quant à lui, n’accorde, dans son édition du samedi 29 novembre, qu’un article assez succinct mais accompagné d’un plan du lieu du crime au 12 rue Creuzé dans le quartier de Châteauneuf2.

Qui est la victime ? Elle se nomme Arthur Rousseau ; ce dernier, âgé de 45 ans, loue une chambre chez la veuve Duchène et habite le quartier depuis une vingtaine d’années. Originaire de Montbazon en Indre-et-Loire, il est fils de famille nombreuse (cinq garçons et deux filles). Il exerce, pour son compte et celui des bouchers de la ville, le commerce de bestiaux. Par son activité, son travail et son esprit d’économie, il gagne, en peu de temps, une assez jolie fortune qui s’élève à environ 60 000 francs dont un dépôt de 40 000 francs à la Banque Labbé, une liquidité de 4 450 francs trouvée sur lui le jour du crime, une certaine quantité de peaux représentant 9 000 francs, 37 moutons, 10 chèvres, une jument et une voiture presque neuve. Détail important pour la suite : Rousseau avait la mauvaise habitude, quand il avait bu, d’exhiber, au premier venu, les billets de banque et l’or qu’il tenait renfermés dans une bourse bleue3. Ce côté ostentatoire a dû sûrement provoquer bien des tentations !

La dernière journée de Rousseau

Ce lundi 24 novembre, Rousseau est à la foire de Bonneuil-Matours pour son négoce. Il rentre à Châtellerault en compagnie d’un honorable boucher, monsieur Bussereau, avec qui il prend un verre à l’hôtel du Grand Monarque. Il est 16 heures environ. Après s’être rendu à l’abattoir, vers 17 heures, il dételle sa voiture dans la cour située devant son écurie attenante au Café du Jet d’Eau. Il retourne une seconde fois à l’abattoir ; à son retour il prend un verre au café Toussaint, à l’angle de la place de la République et de la rue Creuzé. Il est accompagné du jeune Martinet, garçon chez le boucher Lellot qui vient de lui vendre un chien. Ils décident d’aller attacher le chien dans l’écurie. Il est environ 19 heures, moment où l’on perd la trace de Rousseau.

Découverte de la victime

Madame Duchène, sa logeuse, constatant que son locataire n’a pas encore rejoint sa chambre, s’inquiète, et envoie son fils, Désiré, à l’écurie dans laquelle Rousseau entrepose son bétail. C’est là qu’il fait la macabre découverte : Rousseau est pendu au râtelier de l’écurie, il porte, à la tempe gauche, une affreuse blessure faite par un marteau ou une forte matraque, les yeux sont fixes et grands ouverts, une serpillière est fortement enfoncée dans sa bouche et liée par une corde autour du cou, il porte aussi quelques blessures à la main gauche. La mort semble avoir été instantanée4.

Messieurs Vesco, procureur de la République, Château, juge d’instruction et Georges Guennon commissaire de police, se rendent sur les lieux et commencent leur enquête. Le cadavre est transporté à l’hôpital où le docteur Orillard procède à l’autopsie5. À Châteauneuf, l’émotion est très vive. Les gens ont peur : la femme du propriétaire du Jet d’Eau demande à son mari de ne pas se rendre à la répétition de la Fanfare,6 ne voulant pas rester seule si près du lieu du crime. On émet toutes sortes d’hypothèses, des plans sont échafaudés : étaient-ils plusieurs ? Ont-ils dû pénétrer dans la cour du café et sauter dans la petite cour qui précède le hangar ? Étaient-ils dissimulés dans la fosse à fumier ou dans l’écurie ? On pense même qu’ils s’y trouvaient déjà quand Rousseau est arrivé pour attacher le chien dans l’écurie. Les rumeurs vont bon train : on rapporte que Rousseau deux ou trois jours avant le crime, aurait eu, pendant la nuit, un cauchemar épouvantable qui lui aurait fait pousser des cris si forts qu’ils auraient réveillé la propriétaire. Dans ce cauchemar trois individus l’auraient saisi à la gorge pour l’étrangler. Soirée trop arrosée ? Prémonition? Les présages et les songes ne sont pas toujours des mensonges7.

Instruction de l’affaire

À l’instruction d’établir si toutes ces suppositions sont avérées. On écarte, d’emblée, la thèse du suicide. En effet, monsieur Robin, boucher à Châteauneuf, a facilité la justice en constatant, dès la première heure, que le nœud de la sangle qui a étranglé la victime, est un nœud de boucher.
Plusieurs individus sont interrogés dans la journée du mercredi 26 novembre. Le premier, Martinet, qui est le dernier à avoir vu Rousseau vivant, est interrogé et mis en état d’arrestation. Haensler, le domestique de la victime, est aussi appelé dans le cabinet du juge d’instruction mais il fournit un alibi convaincant ; surtout, ce qui est très important, c’est qu’il déclare à la justice qu’il connaît l’auteur du crime car, lundi, à la foire de Bonneuil-Matours, A … B… lui aurait dit : « Veux-tu faire ce soir un bon coup à Châtellerault ?8» Comprenant qu’il s’agit de Rousseau, (la suite le confirmera), il cherche à le prévenir mais ce dernier ne l’entend pas, les bruits de la foire expliquant cela. De plus, Haensler ne regagne Châtellerault que vers 22 heures, ce qui le disculpe, le crime ayant été découvert vers 21 heures. Suite à ces témoignages accablants, on interroge un ancien boucher des Ormes, Alfred Bonnin, 33 ans, installé comme charcutier 2 rue de la Renaîtrie à Châtellerault.

Profil du prévenu

Petit, trapu, très solide, né le 17 avril 1869 à Saint-Christophe, canton de Leigné-sur-Usseau, Bonnin se destine rapidement au métier de boucher. Envoyé chez l’un de ses oncles, aux Ormes, sa conduite irrégulière et sa paresse font qu’à la mort de ce dernier, sa tante doit liquider le commerce. Il quitte alors les Ormes pour Châtellerault et y travaille, toujours comme boucher, chez monsieur Mesnard. Il part ensuite au régiment et, à son retour, se marie avec Victorine Polycarpe. Le couple a quatre enfants, un garçon, Georges, sept ans, et trois filles, Jeanne, l’aînée, huit ans, Juliette six ans et la petite dernière Sara née le 20 octobre qui a un mois à peine au moment du drame. Bonnin entre alors au service de Rousseau pendant une période d’environ trois ans puis enfin s’établit à son compte rue de la Renaîtrie. Les affaires ne sont pas florissantes, il est au bord de la faillite.

Interrogatoire et aveux

Tout d’abord, il nie énergiquement être l’auteur du crime mais il s’effondre en pleurant quand il est confronté à Haensler. On ordonne une perquisition au domicile de Bonnin et, le vendredi 28 novembre, on y découvre la bourse bleue portée par Rousseau. Cachée dans un trou du mur du hangar, elle contient l’or de la victime, soit 210 francs, sachant que le soir même du crime, Bonnin avait remis 150 francs à sa femme pour les dépenses du ménage. Vaincu par l’évidence, Bonnin avoue sa culpabilité en faisant le récit détaillé des circonstances de son meurtre. Caché dans une stalle de l’écurie, après avoir escaladé le mur attenant au café du Jet d’Eau, il a attendu le passage de Rousseau et lorsque ce dernier, accompagné de Martinet et du chien, se dirige vers l’écurie pour y nourrir un de ses chevaux, Bonnin surgit et l’assomme. Martinet, voyant Rousseau à terre prend peur et s’enfuit. C’est alors que Rousseau, inconscient, est étouffé à l’aide de la serpillière et pendu
avec la longe que lui-même avait fait confectionner quelques jours auparavant. On dit même que Bonnin se vantait de la destiner à Rousseau ! Suite aux aveux de Bonnin, qui reconnaît être seul coupable du meurtre, Martinet est remis en liberté. La population de Châtellerault, si impressionnée, pousse un « ah » de soulagement9. Certains habitants vont jusqu’à être offusqués que ce pauvre Martinet ait dû subir cette arrestation ! C’est l’avocat de Bonnin, Maître Papillault, qui, lors du procès, remet les pendules à l’heure en insistant sur la lourde responsabilité morale de cet homme qui aurait peut-être sauvé la vie de Rousseau en prévenant le café et les autorités policières10. Sans être responsable du meurtre, Martinet va garder ce poids sur la conscience pour la vie.

Le coupable est arrêté

Quand Bonnin est emmené par les gendarmes, sa femme s’agrippe à lui, veut constamment l’embrasser, entourée de ses enfants pleurant à chaudes larmes ; c’est un spectacle lamentable, raconte une voisine. Que vont devenir ces pauvres innocents, plus de père pour gagner leur vie, la honte attachée à leur nom ? Pauvre mère, pauvres enfants 11! La foule nombreuse et bruyante est amassée aux abords de la prison et du palais de justice ainsi que devant la maison de Bonnin. À l’arrivée de ce dernier, conduit par les gendarmes, la foule est encore plus dense. Mais aucun cri n’est poussé, on s’apitoie surtout sur le sort de cette famille. Pour leur éviter le spectacle d’un père enchaîné, les voisins accueillent les plus grands à leur sortie de l’école. Pourtant, cet homme qui vient de commettre cet horrible méfait, peut agir comme tout bon père de famille qu’il est sans aucun doute puisque, à peine une heure après son crime, avec calme, il prend ses enfants sur ses genoux et leur fait lire leur leçon12.

Jalousie devant la réussite et la richesse de Rousseau? Désespoir devant la faillite ? Angoisse pour l’avenir de sa famille ? Coup de folie ? Déraison totale ? Drame de la misère qui pour lui allait tout anéantir ? Malheureusement la voie qu’il a empruntée ne peut le conduire qu’à la ruine !
Le lendemain, après un seul et très long interrogatoire, de huit heures du matin à sept heures du soir, le juge d’instruction, monsieur Château, recueille une dernière fois les moindres détails de ce meurtre avant d’envoyer le dossier à Poitiers. Transféré à la prison de cette ville, Bonnin y attend la prochaine session d’assises pour y être jugé. Détail troublant à souligner, Bonnin s’adresse à son avocat : Combien d’années de prison attraperai-je ? Très stupéfié par cette question, Maître Papillault lui aurait répondu : Mais malheureux, c’est la peine de mort que vous encourez13.

Le procès

Il a lieu au cours de la session du 21 février 1903, à peine trois mois après l’arrestation. L’émotion est considérable dans tout l’arrondissement. Il est 11 heures du matin. Bonnin arrive en voiture au palais, accompagné de trois gendarmes. Il monte les escaliers d’un pas alerte, regarde devant lui d’un air sournois. Un juré manquant, la séance ne commence qu’à midi, ce qui permet à Bonnin d’avoir un entretien très émouvant avec sa femme, qui porte dans ses bras la petite Sara âgée à peine de quatre mois.

Midi : la séance commence. La salle est bondée. Comme au spectacle, on remarque que plusieurs dames, dont quelques-unes de Châtellerault, sont assises aux fauteuils à elles réservés14. À la barre de la défense est assis Maître Papillault, avocat du barreau de Châtellerault ; Maître Balligand, substitut du procureur de la République occupe le siège du ministère public.

Pendant la lecture de l’acte d’accusation et pendant son interrogatoire, Bonnin ne cesse de verser des larmes et comme on le voit, l’accusé a pris comme système de défense de ne se souvenir d’aucun fait qui lui sont reprochés15. Suit l’audition des 22 témoins ; remarquons que 11 d’entre eux sont des bouchers. Le témoignage le plus émouvant est celui de Victorine, l’épouse du prévenu qui arrive péniblement à la barre serrant son bébé contre elle. L’audience est suspendue et reprend à 15 heures 45. Dans son réquisitoire, le substitut du procureur général qualifie le geste de Bonnin de crime avec préméditation dont le but est le vol. Il conclut en réclamant la peine de mort. Suit la plaidoirie de Maître Papillault, toute empreinte d’émotion, parlant d’un drame de la misère, d’une famille étouffée par le chagrin et demandant aux jurés de couvrir la fin de ce sombre drame d’un rayon bienfaisant de pitié16. Dans la salle, l’avis est unanime, l’avocat vient de sauver la tête de son client. Après une délibération d’une petite trentaine de minutes, les jurés donnent un vote affirmatif aux cinq questions tant principales qu’aggravantes et accordent à Bonnin des circonstances atténuantes. L’avocat général requiert l’application de la loi. Maître Papillaut, plus clément, demande de ne pas prononcer une peine perpétuelle. Bonnin intervient en implorant le pardon pour tout ce qu’il a fait.

La sentence

Après seulement 10 minutes de délibération, le verdict tombe : 20 ans de travaux forcés. Le condamné écoute, impassible, l’arrêt de la Cour. Deux jours après sa condamnation, Bonnin quitte la prison de Poitiers.

Les informations de l’Écho datent un peu puisque la Nouvelle-Calédonie ne reçoit plus de nouveaux condamnés depuis 1898 ! Le seul établissement français se trouve alors en Guyane. Le nom de Bonnin se rajoute ainsi à la longue liste des habitants de la Vienne envoyés au bagne17. Il y trouve la mort le 23 juin 1905, à l’âge de 36 ans, après un peu moins de deux ans de séjour. La transcription de son décès dans le registre de Châtellerault n’est faite que le 18 novembre 1905. Elle porte la signature de l’officier d’état-civil, le maire de l’époque, qui n’est autre que maître Papillault…

Le lieu du décès est précisé : Saint-Joseph, une des trois îles du Salut situées à une quinzaine de kilomètres des côtes. Les condamnés « normaux » sont expédiés habituellement dans des camps sur le continent, les politiques – comme Dreyfus – à l’île du Diable. Seuls les forçats particulièrement violents ou dangereux, sont envoyés à Saint-Joseph en guise de « punition ». Enfermés dans des cellules qui ont une grille en guise de plafond, ils sont donc surveillés en permanence et exposés aux intempéries. Ce système de réclusion cellulaire a été mis au point en 190418. Pourquoi Bonnin a-t-il-été transféré à Saint-Joseph ? Tentative d’évasion ? Meurtre d’un détenu ou d’un surveillant ? La réponse est sans doute dans son dossier qui n’est pas consultable actuellement19.

Le corps de Bonnin est jeté à l’océan, la seule sépulture pour les bagnards des îles… 

« Le requin, bête immonde, semble guetter dans l’ombre, le corps qu’on jette entouré d’un vieux drap, et c’est ainsi que finit le forçat. »20

Ce rituel macabre a inspiré Osvaldo Tofani, (1849-1915) peintre, graveur d’origine italienne, qui a illustré de nombreuses couvertures de journaux : l’Illustration, le Petit Journal …

Au XXe siècle, le faussaire Félix Lagrange, condamné au bagne en 1931, nous offre une vision plus colorée21.

L’après-procès

Et que devient la famille Bonnin après le procès et la condamnation ? Cette question posée par l’Écho de Châtellerault a une réponse ; la femme de l’assassin, présentée dans la presse avec une réelle empathie, n’est pas exclue de la société. Victorine Bonnin, âgée de 33 ans au moment de la condamnation de son mari, ne quitte pas la corporation des bouchers châtelleraudais qui sont en 1904 au nombre de 2522. La solidarité a-t-elle joué ? Victorine est alors installée comme bouchère, 20 rue du Verger ; cette rue est toute proche de son ancien domicile, 2 rue de la Renaîtrie. Précisons que trois autres femmes, veuves, exercent cette même profession. En 1911 et 1921, elle est recensée, toujours avec la même profession et à la même adresse, avec deux de ses filles, Jeanne et Sara ; les deux autres enfants Georges et Juliette ne vivent plus avec elle23.

En 1926 elle vit au n° 1 rue de la Croix-Rouge. Elle a alors 56 ans et n’a plus de profession.
Personne ne figure à cette adresse en 1931. La maison est-elle vide ? A-t-elle été démolie ? On perd ensuite la trace de Victorine ; peut-être a-t-elle fini sa vie chez sa plus jeune fille24 ?
En consultant leurs actes de naissances on constate que les quatre enfants de Victorine ont mené leur vie comme tout un chacun. Notons la grande « générosité » des héritiers de la victime. En hommage à l’efficacité des enquêteurs, la famille de Rousseau fait savoir à la presse qu’elle verse une somme de 30 francs au sous-préfet de Châtellerault, à titre de gratification ; 15 francs à monsieur le commissaire de police pour la caisse commune des agents et le reste au capitaine de gendarmerie pour la caisse du gendarme, société de prévoyance25.

Les archives départementales offrent peu de renseignements sur ce crime, le dossier complet du procès en Cour d’Assises ayant disparu (lacune de 1901 à 1905) ; seuls sont consultables les procès-verbaux d’audience et d’arrêts qui sont très laconiques26. C’est donc grâce aux deux journaux locaux, l’Écho de Châtellerault et le Mémorial du Poitou que cette affaire est arrivée jusqu’à nous. Ils sont tous deux imprimés à Châtellerault et ont alors un demi-siècle d’existence. L’Écho est un hebdomadaire qui sait attirer le lecteur en créant des sensations fortes par des éditions spéciales, des gros titres, des observations et des témoignages émouvants. Quant au second journal, il paraît deux fois par semaine, le mercredi et le samedi. Comme son confrère, il suit l’actualité au plus près et le procès occupe toute la une. Gageons que cette affaire a « boosté » la vente des journaux qui ont déjà compris « le poids des mots » et mis en place une stratégie de vente efficace ! Grâce à un service d’information spécialement organisé par le Mémorial du Poitou dans le but d’être agréable à ses lecteurs, nous publions au moment même où le procès vient de finir, le compte-rendu complet de l’audience qui sera mis en vente à Châtellerault dès dimanche matin à la première heure27.
À peine trois mois pour résoudre cette affaire et juger ce geste crapuleux commis au début du siècle dernier ! Que peut-on penser du geste de ce désespéré au bord de la ruine, qui n’a pas su résister à la tentation et a voulu mettre sa famille à l’abri de la misère ? Tous les paramètres de ce crime n’ont rien perdu de leur actualité…

Annexe : origine des illustrations
Marion F. Godfroy et Stanislas Fautré, Bagnards, éditions du Chêne 2002, 216 p., p. 152 : une cellule, p. 158, dessin de Tofani.
Guy Delabergerie, Iles du Salut, sd, sp, pour la grille et la peinture de Lagrange.

  1. L’Écho de Châtellerault, désormais Écho, 28 novembre 1902. ↩︎
  2. L’Écho de 1902 et 1903 sont consultables aux archives départementales de Poitiers, le Mémorial du Poitou est mis en ligne sur le site de ces mêmes archives (AD86). ↩︎
  3. Écho, 28 novembre 1902. ↩︎
  4. Ibid. ↩︎
  5. Abel Orillard ou Orrillard (1864-1941), chirurgien expérimenté, modernise l’hôpital dont il est le médecin-chef en Maria Desmurs, « Les médecins du Châtelleraudais », RHPC, n° 26, novembre 2013, p. 57 et 63. À sa mort son nom est donné à une rue qui longe l’hôtel Alaman, site de l’ancien hôpital. « Histoire des noms de rues de Châtellerault », Bulletin de la Société des Sciences, n° 110, p. 17. ↩︎
  6. Écho, 28 novembre 1902. ↩︎
  7. Ibid. ↩︎
  8. Ibid. ↩︎
  9. Ibid. ↩︎
  10. Maître Papillault est alors l’un des dix avocats de la ville ; il est également adjoint de Camille de Hogues, ou Dehogues selon la graphie de l’époque, le maire auquel il succède en 1904. ↩︎
  11. Écho du vendredi 28 novembre 1902. ↩︎
  12. Ibid. ↩︎
  13. Ibid. ↩︎
  14. Écho, 23 février 1903. ↩︎
  15. Ibid. ↩︎
  16. Ibid. ↩︎
  17. Michèle Laurent, « Les bagnards de la Vienne », Le Pays Chauvinois, n°44, 2006, 278 pages. ↩︎
  18. Nos plus vifs remerciements vont à Françoise Metzger pour son aide et ses conseils et à Louis Poisay, responsable des moyens de gestion aux AMC, qui nous a fourni de précieux renseignements sur le bagne de Guyane et nous a permis de consulter des ouvrages sur ce sujet. ↩︎
  19. Dossiers sur le site de l’ANOM (Archives nationales d’outre-mer). Seuls sont accessibles les documents de plus de 120 ans. ↩︎
  20. Chant du bagne écrit par un forçat libéré, cité par Michèle Laurent (voir ci-dessus). ↩︎
  21. Voir l’origine des illustrations en annexe à la fin de l’article. ↩︎
  22. MPC, site du Château, 8 FP 208, Annuaire de Légé pour l’arrondissement de Châtellerault 1904-1905. Actuellement avenue du maréchal Leclerc. ↩︎
  23. AMC, 1 FP 6, Recensement général de la population de 1911 et 1 FP 7, recensement de 1921. ↩︎
  24. Victorine Polycarpe est décédée à Châtellerault, le 19 août 1939, tables décennales de 1926 à 1970, mairie de Châtellerault. ↩︎
  25. Écho, 13 mars 1903. ↩︎
  26. AD86, 2 U 3492, procès-verbaux de séances et 2 U 3487 procès-verbaux de jugements. ↩︎
  27. Mémorial du Poitou, 25 février 1903. ↩︎